L'Eglise

Cette église porte les marques de nombreux remaniements. La nef romane du XIIe siècle, comme en témoignent les godrons, a conservé un seul bas-côté. La façade occidentale est refaite au XIIIe siècle. Au XIXe siècle, une tour à remplacé un clocheton du XVIe siècle, établi sur l'arcade séparant le chœur de la nef. Le chœur vouté primitif a été retravaillé en partie et une chapelle latérale a été retranchée. Seules, les cinq arcades ouvrant sur le bas-côté nord sont romanes. Certaines sculptures aux figures fantaisistes, telle une grosse tête d'homme ou des personnages mordus par des animaux mystérieux, relèvent d'avantage de plaisanteries d'atelier que de style roman typique. Au sujet du portail, il serait du XIIIe siècle, il est percé sur la façade occidentale, et entouré d'un tore orné d'anneaux. La présence de ce motif est rare, ne figurant qu'en très peu d'endroits en France.

 


Le château de la famille Achard de Bonvouloir.

Corps principal 1792 et milieu XIXe siècle, calcaire de Creully ; la propriété appartient à des descendants de Achard, l'un des compagnons de Guillaume le Conquérant durant la bataille de Hastings. Le château, entouré d'un grand parc, est composé d'un pavillon central surmonté d'un fronton triangulaire et flanqué de deux avant corps.

Durant la Seconde Guerre mondiale, un camp destiné à accueillir les milliers de sinistrés et de blessés de la ville de Caen est installé dans le bâtiment.

 


Le Château du lieu-dit « les Planches »

Au XVIe siècle, le domaine appartient à la famille des Planches. En 1738, il passe par mariage aux du Buisson de Courson. De 1785 à 1788, cette année étant inscrite sur une souche de cheminée, Nicolas du Buisson de Courson fait construire ce château à la place d'une construction vétuste. Décorée sobrement, la nouvelle demeure est composée d'un corps de bâtiment central couronné d'un fronton triangulaire sur chacune des façades et flanqué de deux pavillons « inscrit aux monuments historiques en 1982 ».

Château des Planches de la famille du Buisson de Courson

 


Les fermes fortifiées

La ferme du Bourg, dit des « Fiquet » de style XVIe siècle. Cette ferme a été très largement remaniée aux XIXe et XXe siècles.

La ferme anciennement Levallois des XIIIe siècle, XIVe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle est une ferme typique du Bessin avec sa cour fermée, son pigeonnier, ses écuries, sa boulangerie, son grenier à blé, ses charretteries, ses deux porches de 1739 pour le porche principal et 1710 pour le porche qui menait anciennement aux champs face au château de Bonvouloir ; sur le corps d'habitation des traces d'architecture tels que deux lavabos « puisette » de style XIIIe et XIVe siècles et son pignon occidental, et sa tour à escalier à vis typique du Moyen Âge abritait naguère un logis seigneurial très remanié au XIXe siècle. Au nord du corps d'habitation se jette la Thue et la Seulles, tout près du Moulin de la Porte qui possédait deux roues, ce moulin abrita durant le débarquement la cantine des Canadiens, le terme canteen ici n est pas prendre au sens propre, en anglais cela signifie le mess des officiers canadiens, et en l occurence de Crerar, général en chef de la première armée Canadienne.


Les moulins

Les différents moulins de la commune (malheureusement sans roue). Situé sur la route des moulins, le village disposait au XIXe siècle d'une dizaine de moulins repartie sur la Thue. Ces établissements jouent un rôle important dans l'industrie, abritant des minoteries dans cette région essentiellement céréalière, ou foulant les textiles, comme à Cully.


Le vieux pressoir


Le vieux pressoir dans le domaine du château de la famille de Bonvouloir. Bâtisse de style moyenâgeuse, datant approximativement des xve et xvie siècles peut-être même antérieur, fut à une certaine période le pressoir du village, on peut encore y apercevoir son tour à cidre et son pressoir.

 

 

 


Le Pont Piéton

Le vieux pont piétonnier (1743), en calcaire de Creully (300X200X400) Situé après le dernier moulin d'Amblie, ce pont enjambe la Seulles. Le second bras de la rivière est franchi par une passerelle. Le pont était emprunté par les vaches allant paître de l'autre côté de la rivière. Délabré par cet usage, il a été restauré après l'aménagement d'un gué en aval, destiné au passage du bétail.

 

La Carrière d'Orival

La carrière de pierre d'Orival (époque mérovingienne) De cette carrière, exploitée à ciel ouvert, est extraite la pierre appelée « carreau d'Orival ». Cette pierre à un grain plus gros et est donc plus résistante au gel que celle de Caen. Dès l'époque mérovingienne, l'exploitation de la carrière constitue un pôle économique important pour plusieurs communes. Des traces d'anciens fours à chaux en sont un témoignage. Aux xie et xiie siècles, le carreau d'Orival est employé dans la construction de monuments tels que la cathédrale de Bayeux. Ces carrières sont mentionnées pour la première fois en 1692 dans les fermages de l'abbaye de Fécamp. Dès le xixe siècle, la pierre, toujours extraite au début du xxiesiècle, est exportée à de grandes distances. Le site est classé et constitue la réserve naturelle régionale des Anciennes carrières d'Orival.